6 décembre : Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes

(traduit de l’anglais par Sonia Bishop)

Le 6 décembre est la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes au Canada. Cette journée qui souligne l’anniversaire de la tuerie de l’École Polytechnique de Montréal offre aux Canadiennes et aux Canadiens l’occasion de réfléchir au phénomène de la violence envers les femmes dans notre société.

La rose rouge et le ruban blanc sont deux symboles de respect communs à cette journée. Tous les 6 décembre, les drapeaux flottent en berne sur tous les édifices du gouvernement de l’Ontario et du gouvernement du Canada en souvenir des femmes tuées par Lepine.

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La rose rouge et le ruban blanc sont deux symboles de respect communs à la journée du 6 décembre. La rose rouge est associée à la campagne des Roses de YWCA Canada et le ruban blanc à l’organisme White Ribbon. Même si ces symboles peuvent être obtenus officiellement de leur organisme respectif, comme ils sont largement reconnus, chacun peut fabriquer son propre ruban, acheter une rose rouge et la porter ou montrer et diffuser des photos de ces deux symboles d’une façon ou d’une autre.

Comment puis-je participer?

      • Partout au Canada, des veillées et des évènements locaux sont organisés le 6 décembre par des organismes communautaires. Consultez les sites Web du YWCA de votre région, des refuges pour femmes, des centres d’aide aux victimes d’agression sexuelle et des organismes de lutte contre la violence pour en savoir plus sur les événements qui auront lieu près de chez vous.
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Une image du logo de la campagne des Roses de YWCA Canada comportant le slogan « agissons contre la violence faite aux femmes ». Le site de la campagne contient des outils et des ressources de sensibilisation contre la violence faite aux femmes et aux filles. Le compte Dropbox de la campagne 2013 contient plusieurs ressources additionnelles.

    • Vous pouvez faire un don à un organisme d’aide aux femmes victimes de violence de votre région ou leur offrir de faire du bénévolat.
    • Le 6 décembre ou toute autre journée, lorsque vous êtes dans un espace public, vous pouvez montrer votre appui à la cause — uniquement si cela ne semble pas comporter de danger — en portant une rose rouge, le macaron de la Rose ou un ruban blanc.
    • Si l’on vous demande pourquoi vous portez le macaron de la Rose ou un ruban blanc, prenez le temps d’en expliquer la signification et de rompre le silence entourant la violence faite aux femmes.
    • La journée du 6 décembre entre dans le cadre de la campagne internationale des 16 jours (#16jours) d’activisme contre la violence fondée sur le sexe. L’échange d’information en ligne au moyen de vos réseaux sociaux est une des manières par laquelle vous pouvez contribuer à la campagne de sensibilisation au problème de la violence contre les femmes et les filles.Consultez les sites suivants pour de plus amples renseignements sur les moyens de participer :

Et surtout, une fois que la journée du 6 décembre et la campagne des 16 jours seront passées, n’oubliez pas que la violence contre les femmes est l’affaire de tous et que votre participation est nécessaire tout au long de l’année pour susciter des changements.

La tuerie de l’École Polytechnique

Le 6 décembre 1989, Marc Lepine, âgé de 25 ans et armé, ordonne aux hommes et femmes étudiants en génie mécanique de l’École Polytechnique de se séparer en deux groupes et ouvre le feu sur les femmes juste après avoir présumément crié « vous êtes une gang de féministes. J’hais les féministes. » Ce jour-là, Marc Lepine tua 14 femmes et en blessa 13. Voir le reportage sur Radio Canada.

Les victimes de la tuerie :

Geneviève Bergeron (née en 1968)

Hélène Colgan (née en 1966)

Nathalie Croteau (née en 1966)

Barbara Daigneault (née en 1967)

Anne-Marie Edward (née en 1968)

Maud Haviernick (née en 1960)

Maryse Laganière (née en 1964)

Maryse Leclair (née en 1966)

Anne-Marie Lemay (née en 1967)

Sonia Pelletier (née en 1961)

Michèle Richard (née en 1968)

Annie St-Arneault (née en 1966)

Annie Turcotte (née en 1969)

Barbara Klucznik-Widajewicz (née en 1958)

Les archives numériques de Radio-Canada contiennent des reportages filmés et des entrevues sur la tuerie.

Violence contre les femmes au Canada

Le 6 décembre est la journée de commémoration en l’honneur des victimes et des survivantes de violence, mais aussi une journée d’action et de sensibilisation à la violence contre les femmes. Au Canada, la moitié des femmes ont été victimes d’un acte de violence physique ou sexuelle.

Même si ces chiffres sont inquiétants en soi, il est important de noter que pour certains groupes d’individus, ce pourcentage est beaucoup plus élevé et que la violence fondée sur le sexe s’associe à d’autres formes de violence comme la colonisation, le racisme, la discrimination fondée sur la capacité physique, l’homophobie, la transphobie, etc.

En 2013, la Gendarmerie royale du Canada a rapporté qu’il y avait 1 181 femmes autochtones disparues et assassinées au Canada. En 2015, 19 nouveaux cas d’homicides et 17 nouvelles disparitions de femmes sont venus s’ajouter au rapport; et ces chiffres ne sont pas considérés comme étant exhaustifs.

Connaissez- vous quelqu’un en Ontario qui a besoin d’aide?

L’Action Ontarienne contre la violence faite aux femmes a publié sur son site une liste de services offerts en Ontario aux femmes qui subissent des violences.

Colleen Westendorf

À propos de Colleen Westendorf

Colleen est spécialiste bilingue des communications numériques à AJO. Auparavant, elle a travaillé pour Radio-Canada et pour l’Ontario Association of Children’s Aid Societies. Colleen a grandi à Vancouver, puis a vécu trois belles années à Montréal; elle s’est ensuite installée à Toronto qui est maintenant son chez-soi.