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Tara George : un soutien de première ligne aux clients d’AJO depuis 22 ans

De Tara George, auxiliaire de l’aide juridique en droit criminel dans les comtés de Hastings et Prince Edward

J’avais 17 ans quand j’ai commencé avec AJO. J’étais alors étudiante et je participais au programme d’enseignement coopératif, car mon conseiller de l’école secondaire m’avait dit que je pouvais obtenir quatre crédits pour un semestre.

J’ai toujours su que je voulais m’orienter vers le domaine juridique, mais je ne m’étais pas vraiment penchée sur la question. Et, ce mois de mai‑là, juste avant de recevoir mon diplôme d’études secondaires, on m’a proposé un poste de travailleuse de soutien à AJO. J’ai décidé d’attendre un an avant d’entrer au collège et de voir ce qu’AJO avait à offrir.

J’ai commencé à AJO à 17 ans, je ne l’ai jamais regretté

Environ six mois plus tard, on m’a offert un poste à plein temps comme agent d’évaluation des demandes, aujourd’hui appelé agent de triage de district.

Je ne l’ai jamais regretté. Cette année, je célèbre mes 22 ans de travail à AJO.

J’aime aider les gens, c’est primordial pour moi. J’aime travailler avec des personnes qui ont besoin de soutien, et j’ai une très bonne connaissance de ce qui se passe à AJO et de la façon dont on peut s’orienter dans le système de justice.

On m’a donné des occasions de progresser dans ma carrière, et il y en aurait davantage si je voulais les accepter. J’ai assumé les fonctions d’administratrice de bureau intérimaire à un moment donné et j’ai été encouragée à occuper davantage de postes d’encadrement par la suite. Mais je ne pense pas que ce type de poste soit pour moi. J’aime être en première ligne, et je suis dans mon élément quand j’aide les gens.

Acceptée au palais de justice polyvalent de Belleville

Depuis cinq ans, je travaille en tant qu’auxiliaire de l’aide juridique en droit criminel pour les comtés de Hastings et Prince Edward, au palais de justice polyvalent de Belleville.

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Je suis heureuse de faire ce travail. J’ai été la première personne d’AJO à intégrer le tribunal de Belleville, et les membres du personnel m’ont réservé un bel accueil. Après avoir travaillé avec la plupart d’entre eux pendant de nombreuses années, j’entretiens de bons rapports avec tout le monde.

Mes tâches régulières consistent à assurer la liaison entre les personnes et le système de justice. Cela implique de travailler avec les avocats rémunérés à la journée et les avocats de service salariés pour les audiences sur le cautionnement, de contacter et de mener les entrevues des cautions, d’informer l’avocat en vue des audiences relatives à la détention provisoire ou au cautionnement, d’effectuer le suivi des personnes qui reviennent au tribunal, d’agir en tant que personne-ressource pour les clients et les avocats privés pour les demandes d’ajournement, de recueillir les demandes d’aide juridique des clients en détention, de préparer l’horaire des avocats de service, et bien plus encore.

En plus de tout cela, j’ai mis en place un bureau lié au programme Justice juste-à-temps à Picton, j’ai commencé le Centre d’information sur le droit criminel à Belleville, et j’ai contribué à la création d’un comité de justice pour les Autochtones dans cette même ville.

Le cercle En avant toutes d’AJO

Sur le plan personnel, ma famille est ici, c’est donc par choix que je reste à Belleville.

L’équilibre entre vie privée et vie professionnelle peut s’avérer difficile pour tout le monde, mais mes gestionnaires ont toujours été fantastiques. Quand je suis revenue au travail après chacun de mes deux congés de maternité, par exemple, on m’a toujours accordé le temps de me remettre dans le bain. Et l’on ne me fait jamais de difficulté si je dois quitter le travail parce que mes enfants ont besoin de moi. Mes gestionnaires et moi avons toujours réussi à trouver une solution.

L’année dernière, l’organisme a commencé à parrainer les cercles En avant toutes. Je suis allée à la première session et j’ai été impressionnée par le fait que notre président‑directeur général y était présent toute la journée pour montrer son soutien.

Je me suis sentie autonomisée quand je suis partie.

Avant cette session, je n’avais jamais vraiment pensé aux différences entre ce que les hommes et les femmes font. Chez nous, par exemple, il n’y a pas de déséquilibre sur le plan du pouvoir. Mon mari et moi avons toujours partagé les responsabilités. Après cette session, j’ai commencé à réfléchir davantage sur les femmes et sur l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle, mon esprit s’est ouvert à plus d’occasions et je suis prête à explorer davantage celles qui se présentent.

Je vais continuer à me rendre aux cercles En avant toutes au travail, et j’ai le sentiment que cela pourrait m’encourager à faire des choses que je n’aurais pas faites auparavant, comme accepter un poste plus important au tribunal ou prendre plus de risques.

Quoi qu’il en soit, ce sera à AJO.