La tablette électronique trône au sommet

L’ère du téléphone intelligent est maintenant révolue; 2013 amorce l’année de la tablette électronique. Légère, simple  d’utilisation et élégante, la tablette est aujourd’hui omniprésente dans les salles de réunion, les amphithéâtres et les salons. Bien qu’elle soit légèrement encombrante, j’ai même vu , pendant mes dernières vacances, des jeunes et des moins jeunes brandir leur tablette électronique, , à proximité de chutes d’eau ou à flanc de canyons pour prendre des  photos panoramiques.

Les tablettes électroniques — qui comptent notamment l’iPad d’Apple et les appareils Android comme le Nexus de Google et le BlackBerry Playbook – gagnent  incontestablement en popularité dans le milieu juridique. En effet, un sondage mené par la American Bar Association révèle que le nombre d’avocats ayant déclaré s’être servis d’une tablette dans le cadre de leur travail a doublé entre 2011 et 2012, élevant ainsi le pourcentage d’avocats utilisant une tablette à 33 pour cent. Ces chiffres sont plutôt impressionnants lorsque l’on sait que l’iPad a été lancé il y a juste trois ans, le 27 janvier 2010 (lisez à ce propos l’Histoire des premiers écrans aux écrans tactiles pour constater l’incroyable évolution de l’écran informatique).  Une nouvelle étude indique, qu’il y aura plus de tablettes que de PC en 2015une autre montre que le nombre croissant de contenus vidéo visionné sur une tablette fera bientôt d’elle la nouvelle télévision et le nouveau PC.

Bien que la tablette soit de plus en plus populaire dans le milieu juridique (et dans tous les autres domaines d’ailleurs), la création de contenu pour les avocats canadiens n’est pas à la hauteur  de sa simplicité d’utilisation et de sa portabilité. Une recherche rapide par mots clés des termes « droit » et « Canada » dans l’App Store d’Apple révèle  moins d’une dizaine d’applications quelque soit pertinentes, dont une gratuite sur le Code criminel du Canada et lois connexes. Toutefois, les quelques applications offertes sur le droit canadien semblent bien insignifiantes comparées aux dizaines d’applications offertes sur le droit américain. Peut-être que ce fossé reflète-t-il notre préférence, encore aujourd’hui et contrairement  aux Américains, pour le format papier?

En ce qui concerne Android et Google Play, les résultats d’une recherche sur le droit canadien sont plus variés et moins organisé que ceux d’Apple, ce qui montre  l’approche globale de Google Play a une plus ouverte.

Compte tenu de la rareté  des applications sur le droit canadien, on peut  se demander pourquoi les tablettes sont aussi populaires dans le milieu juridique. En fait, il apparait logique de conclure que cette préférence accordée aux tablettes s’explique par sa grande commodité ainsi que son potentiel de productivité. En effet, les applications qui visent à augmenter la productivité – celles qui, vous savez, se vantent dans leur description de pouvoir faciliter et améliorer votre vie – connaissent un véritable essor. Il existe en outre des milliers de liens répertoriant les meilleures applications sur la gestion du temps, la prise de notes, l’annotation de documents, la planification budgétaire, etc. Si vous désirez améliorer vos compétences dans un certain domaine (n’importe lequel!), vous pouvez être certain de trouver une application qui vous aidera à y arriver. Il existe même quelques applications ayant spécialement pour but d’augmenter la productivité des avocats, comme TrialPad et TranscriptPad.

Personnellement, j’ai découvert récemment deux applications particulièrement intéressantes : l’application Haiku Deck, qui est en fait un logiciel de présentation, et l’application Evernote, qui permet de prendre des notes et de les organiser (soyez conscients, cependant, que ces applications hébergent vos données sur des serveurs établis aux États-Unis).

Et vous, quelles sont vos applications de productivité et vos applications relatives au droit préférées?

Andi Argast

À propos de Andi Argast

Rédactrice à la pige, conseillère en communications à temps partiel à AJO, étudiante de deuxième cycle à temps plein (Critical information studies). S’intéresse à l’activisme numérique et à l’informatique communautaire. Butée, mais dans le bon sens du mot.